mercredi 9 novembre 2022

Invitation - Commémoration 6 décembre 2022

 

6 décembre 2022, 19 h 15.

Commémoration du massacre antiféministe du 6 décembre 1989

Je vous donne rendez-vous le 6 décembre 2022 à 19 h 15 pour la commémoration du massacre antiféministe du 6 décembre 1989, place du Québec, à Paris (6e) en présence de Laurence Patrice, adjointe à la maire de Paris en charge de la Mémoire ainsi que Marie-Christine Lemardeley, Geneviève Garrigos, Céline Hervieu et Marine Rosset élues au Conseil de Paris et d'arrondissements.

Toutes les informations sur cette commémoration sont disponibles sur ce blogue. Vous pouvez également vous inscrire et relayer l’événement Facebook.

Cy Jung, écrivaine

samedi 5 mars 2022

Pétition — Pour que le 6 décembre devienne la Journée internationale contre les féminicides…

Bonjour,

Florence Montreynaud, organisatrice depuis 2000 de la commémoration à Paris, nous invite à signer une pétition demandant à l’ONU que le 6 décembre, jour du massacre antiféministe à la Polytechnique de Montréal, devienne la Journée internationale contre les féminicides.

Voici le lien sur cette pétition (en anglais ; ci dessous le texte en français envoyé par Florence).

Je m'associe à cette initiative et vous invite à mon tour à signer cette pétition et à la faire circuler. Je ne manquerai pas de vous tenir informé·es de ses suites.

Cy Jung, écrivaine

 

Voici le texte en français envoyé par Florence.

Journée des droits de l'homme, 10 décembre 2021 : Des féminicides — le meurtre de femmes en raison de leur sexe et/ou de leur genre — ont lieu autour de nous, et les auteurs de ces crimes sont généralement en liberté. Rien qu'aujourd'hui, dans le monde, plus de 100 femmes seront tuées par un partenaire intime ou un membre de leur famille parce qu'elles sont des femmes (UNODC).

En mars 2021, Sarah Everard a été violée et assassinée par un policier qui n'était pas en service, au Royaume-Uni. Marisol Cuadras, 18 ans, a été abattue au Mexique le 25 novembre 2021 alors qu'elle participait à une manifestation publique pour dénoncer la violence contre les femmes. Si le féminicide a trop souvent lieu en privé, il est aussi commis en public, par des personnes qui ne sont pas membres de la famille ou par des employés de l'État.

Des féminicides ont lieu aussi dans le monde du travail et en politique. Certaines femmes courent plus de risques à cause de leur âge, de leur couleur de peau, de leur origine ethnique, de leur caste, de leur identité de genre, de leur statut de migrante et de leur handicap.

Les preuves sont indiscutables, et le problème s'aggrave. La pandémie de COVID-19 a entraîné une flambée mondiale de la violence domestique, qui est le principal signe avant-coureur d’un féminicide. En 2020, toutes les 11 minutes (UNODC), une femme ou une fille a été tuée par un membre de sa famille. Le nombre total de féminicides est bien plus élevé si l'on tient compte de formes indirectes, comme les décès maternels dont on dénombre près de 300 000 chaque année, soit plus d'un toutes les deux minutes (UNFPA).

Depuis 2019, la campagne mondiale des 16 jours a choisi le 6 décembre — date anniversaire du massacre de Montréal de 1989, lorsqu'un homme a sélectionné et assassiné 14 femmes parce qu'elles étaient de sexe féminin — comme Journée de commémoration du féminicide. Pourtant, plus de trois décennies après cet acte horrible, les femmes et les filles continuent d'être la cible d'une violence mortelle, tant en public qu'en privé.

Aujourd'hui, nous vous demandons, ainsi qu'à l'ensemble des communautés, des organisations et des dirigeants du monde entier, de vous joindre à nous pour demander à l'ONU de déclarer le 6 décembre Journée internationale pour mettre fin au féminicide. Les gouvernements sont légalement tenus d’y mettre fin, et beaucoup ont promis de le faire. Pourtant, ils n'y parviennent pas. En instaurant cette Journée, nous pouvons

AMPLIFIER la sensibilisation au féminicide et la réponse au niveau mondial

EXIGER que nos gouvernements agissent de toute urgence pour mettre fin à TOUTES les formes de féminicide.

UNIR nos mouvements et nos luttes au-delà des frontières et construire la solidarité.

Votre signature sur cette pétition aidera à persuader l'ONU et les gouvernements de prendre des mesures décisives pour mettre fin au féminicide et contribuer à sauver la vie de femmes et de filles.

Signez maintenant ! Une signature pour une vie. 
 

 

mardi 7 décembre 2021

6 décembre 2021 — Paris

Place du Québec, 19 heures.

Bonsoir,

Une gintaine de personne devant la fontaine place du Quyebec alors que je lis mon discours.

Nous commémorons ce 6 décembre le massacre de l’école Polytechnique de Montréal, massacre au cours duquel quatorze femmes ont été assassinées par un terroriste masculiniste. Florence Montreynaud portait depuis près de vingt ans cet hommage avec le réseau Encore féministes ! Florence a souhaité se consacrer à d’autres missions dans son action infatigable contre le machisme. Avec deux amies, Flora Bolter et Isabelle Thézé, nous lui avons proposé d’organiser cette commémoration dont je porte aujourd’hui la responsabilité.

Les autres élus cité dans l'articles sous des parapluies 

J’en suis très touchée et vous remercie sincèrement d’avoir répondu à mon invitation, vous, femmes et hommes engagés contre toutes les violences sexistes. Je suis également touchée que Laurence Patrice, adjointe à la maire de Paris en charge de la Mémoire, soit présente ce soir avec Marie-Christine Lemardeley, Geneviève Garrigos et Jean-Luc Roméro-Michel qui témoignent ainsi de l’engagement de Paris, ma Ville, dans la lutte contre les violences et les discriminations dont sont victimes les femmes, pour l’égalité, la liberté. 

Je vous demanderai de porter le masque tout au long de cette courte cérémonie qui est filmée par Marie Gendron. Vous pouvez vous signaler à elle si vous ne souhaitez pas apparaître sur les images.

 

Le 6 décembre 1989, quatorze étudiantes québécoises qui se destinaient au métier d’ingénieure ont été assassinées et dix-neuf autres blessées par un terroriste masculiniste dont je n’ai pas envie de propager le nom. Armé d’un fusil-mitrailleur, il est entré dans l'École Polytechnique de Montréal, a pénétré dans une salle de cours, en a fait sortir les hommes et a tiré sur les femmes présentes au cri de « Je hais les féministes ». On a trouvé sur lui un tract antiféministe et une liste de femmes connues qu’il voulait également assassiner. 

Ce massacre n’est pas l’acte d’un fou isolé. Les féminicides — 107 à ce jour en France pour les onze premiers mois de l’année — ne sont pas des actes isolés. Les viols, les violences et agressions dont sont victimes les femmes ne sont pas des actes isolés. Les discriminations qu’elles subissent quotidiennement dans tous les secteurs de la vie économique, sociale et culturelle ne sont pas des actes isolés. Ces actes, ces faits, ces décisions, ces gestes, ces comportements forment le ciment du patriarcat, système politique où la domination masculine est encore si fière d’elle-même qu’elle envahit le champ médiatique et électoral, ne cessant jamais, à chaque coin de rue, de nous opprimer. 

Si je suis attachée à la commémoration de ce massacre, c’est aussi parce que d’aucuns s’en revendiquent en France aujourd’hui et qu’à mon sens, le seul moyen d’obtenir l’égalité, la liberté, de faire que la vie des femmes comme tout autre vie soit respectée, protégée, c’est de s’attaquer aux racines du mâle et au système de domination qui lui est si chair. 

J’ai écrit mâle avec un accent circonflexe et un e ; chair, c h a i r.

 

14 roses posée sur la fontaine de la place du Québec

À l’appel du nom de chaque femme morte au cours de ce massacre, j’invite les quatorze personnes qui portent une rose à venir la déposer au pied de cette fontaine de l'artiste québécois Charles Daudelin qui accueille depuis plus de vingt ans notre souvenir et l’emporte jusque dans les eaux du Saint-Laurent. Je gage que cette place accueillera bientôt une plaque commémorative.

Elles s’appelaient Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Barbara Maria Kluznick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault et Annie Turcotte.

 

Je vous demanderai à présent une minute de silence.

 

Une petite foule sous les parapluie écoutant mon proposEncore merci à toutes et tous d’être présents ce soir ; je crois en la force de la pensée et de l’action collective. Après cette commémoration que nous allons clore par des chants avec les Voix rebelles, ne nous quittons pas.

Merci.

Cy Jung, écrivaine

dimanche 13 décembre 2020

6 décembre 1989 – 6 décembre 2020

Article publié le 13 décembre 2020 sur cyjung.com

 

14 roses blnches pour les 14 victimes de ce massacre
Le 6 décembre 1989, un homme armé d’un fusil-mitrailleur est entré dans l’École polytechnique de Montréal (Québec) ; il a pénétré dans une salle de cours, il a dit aux hommes de sortir. Puis il a crié « Je hais les féministes ! ». Il a tiré et s’est suicidé. 
Il a tué quatorze femmes et en a blessé dix-neuf.

 

Floence Montreynaud
Chaque année depuis 2000, Florence Montreynaud organise à Paris un femmage aux victimes de ce que l’on considère (enfin) aujourd’hui comme un attentat antiféministe mais qui a longtemps été désigné par les autorités canadiennes comme une simple tuerie de masse. L’auteur de ce féminicide s’est suicidé après ce massacre et a laissé derrière lui une signature machiste sans ambiguïté, signature qui fait de lui un inspirateur du mouvement masculiniste. La commémoration organisée par Florence Montreynaud prend ainsi une dimension politique majeure au-delà de notre chagrin et de notre indignation. Nous devons nous lever et porter une action féministe révolutionnaire non violente parce que la domination masculine est une vision du monde qui, par nature, opprime et asservit les femmes.
Lors de ces femmages, nous portons une banderole citant Benoîte Groult « {Le féminisme n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours} ».
Des roses blanches sont déposées au pied de la sculpture de l'artiste québécois Charles Daudelin pour évoquer la mémoire des femmes assassinées ce 6 décembre 1989. Elles sont quatorze. Elles s’appelaient Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Barbara Maria Kluznick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault et Annie Turcotte. Nous lisons leur nom au dépôt de chaque rose. Et nous terminons ce moment solennel par quelques chansons portées par les Voix rebelles.
Une présentation de ces commémorations est sur le site de Encore féministes

 

Banderole : le féminims n'a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours.

Depuis que je sais l’existence de cet attentat antiféministe, je participe chaque année à cette commémoration. J’y suis particulièrement attachée. En 2015, l’état d’urgence suite aux attentats à Paris avait interdit ce rassemblement. J’avais pris la responsabilité de braver cette interdiction et avais donné rendez-vous à quelques amis pour un hommage interlope. Nous étions six, très émus.

Je porte un bouquet de roses

Ce 6 décembre 2020, c’est l’état d’urgence sanitaire qui en a contraint l’organisation. J’ai pris la responsabilité de proposer à qui voudrait une promenade, rose blanche en main, place du Québec. Les Voix rebelles se sont associées à ce rendez-vous.
Nous étions douze. J’avais interpellé nos élues parisiennes, considérant que la Ville de Paris a vocation à soutenir cet hommage. Geneviève Garrigos conseillère de Paris et du 20e, est venue. Nous avons déposé quatorze roses blanches, nous sommes recueillies à la lecture des noms et avons chanté avec les Voix rebelles.

Les 12 de 2020
Nous avons enfin rejoint une buvette près de l’église Saint-Germain où nous avons savouré ce moment de partage féministe (dans le respect des gestes barrière, forcément) et fomenté le projet de porter plus directement notre concours à l’organisation de cette commémoration, Florence Montreynaud ayant bien envie de passer le relais. C’est une grande responsabilité que cela, plus grande encore que de braver l’état d’urgence ! Mais je vais la prendre, en la partageant avec les Voix rebelles, Flora Bolter, co-référente de Fierté en commun, et Isabelle Thézé.
Si vous souhaitez nous apporter votre aide, écrivez-moi.

Note. Des images de cette commémoration ont été prises par Marie Gendron. On peut les voir sur Youtube.


Je suis seule dans la nuit

Cy Jung, écrivaine.
 

dimanche 6 décembre 2015

Commémoration du 6 décembre 2015

14 rose et le texte rappelant les fait sur la fontaine, place du Québec.

Commémoration interlope du massacre antiféministe de Polytechnique Montréal

 

L'état d'urgence suite aux attentats du 13 novembre interdisait toute manifestation ce 6 décembre 2015. Et pourtant.

Nous étions six ce soir à nous promener par hasard place du Québec à Paris, ravis que le jour et l'heure soient les bons pour partager nos pensées émues et nos roses avec les quatorze femmes victimes du massacre antiféministe de Polytechnique Montréal le 6 décembre 1989.
Il y avait là Laurie, doctorante venue de Suède, qui tient l'appareil photo, Flora, coprésidente du Centre LGBT Paris-IDF, Soizick, dessinatrice, Nicolas, coprésident de David et Jonathan, Isabelle, directrice Inclusion & Développement durable à Paris 2018 et moi-même. Une personne s'est arrêtée au déclenchement d'une photo. Gageons qu'elle ne m'en veuille pas d'y rester, elle y a toute sa place.
Un merci très chaleureux à Florence Montreynaud sans qui cette commémoration parisienne n'aurait pas lieu. Elle a été contrainte d'annuler la commémoration officielle pour des raisons de sécurité. Nous étions tous les six très fiers de porter son engagement en ces quelques minutes de recueillement interlope.
À l'année prochaine !

Cy Jung, écrivaine.

Je dépose les roses restant après que chaun ait déposé la sienne.

Nous nous recueillons après le dépot des roses.




 

dimanche 6 décembre 2009

[Archives du réseau Encore féministe !] Comméoration du 6 décembre 2009

 Allocution de Regan Kramer, prononcée le 6 décembre 2009
place du Québec, à Paris.

Toutes et tous ici, nous avons déjà entendu parler de la difficulté des filles à accéder à l'éducation, que ce soit en Asie, en Afrique, en Amérique Centrale ou ailleurs. Néanmoins, il n'est pas inutile de nous rappeler qu'en novembre 2008, dans une région d'Afghanistan contrôlée par les Taliban, 6 hommes masqués à moto ont aspergé d'acide le visage de 11 jeunes filles et de 4 professeures qui se rendaient à pied à une école pour filles. Elles ont toutes survécu à l'attaque, mais avec des séquelles, souvent graves.

Le plus extraordinaire dans l'histoire, c'est que presque toutes ont repris le chemin de l'école dès qu'elles l'ont pu. Shamsia Humeini avait 17 ans lors de l'attaque. Ses yeux ont été abîmés par l'acide, et elle ne peut plus lire. Ses professeurs l'ont encouragée à reprendre ses études quand-même. A un journaliste du New York Times venu dans son école qui s'étonnait que ses parents l'autorisent à y retourner, elle a expliqué : « Mes parents m'ont dit qu'il faut que je poursuive me études, même s'ils me tuent. »

"Même s'ils me tuent."

Tragiquement, ce n'est pas qu'une façon de parler, car si nous sommes réunis ici aujourd'hui, c'est parce que partout dans le monde - même au Canada, un pays pourtant réputé pour son esprit d'ouverture, et sa culture peu violente - il y a des gens qui sont prêts à tout - et même au meurtre - pour empêcher les filles de s'instruire, que ce soit parce qu'ils estiment que les filles n'ont pas besoin d'apprendre car leur seule vraie vocation c'est d'être mère de famille, de n'exercer de pouvoir qu'au lit ou dans le seul cercle familial, ou parce qu'ils estiment que chaque fois qu'une fille accède à l'éducation, voire à un travail bien rémunéré, elle leur vole une place qui leur revient de droit, en tant qu'homme, en tant que mâle.

Toujours est-il qu'il y a 20 ans aujourd'hui, Marc Lépine, un Canadien de 25 ans, est entré dans l'Ecole Polytechnique de Montréal armé d'un fusil et d'un couteau de chasse. Dès la première salle de cours, il a fait sortir les 60 étudiants garçons avant de tirer sur les 9 étudiantes filles criant « Je hais les féministes ». Puis il a continué son funeste trajet, qui s'est soldé par 14 morts : 13 étudiantes et une secrétaire.

14 jeunes femmes courageuses, dont 13 désireuses d'exercer un métier dit « masculin », sont donc tombées sous les balles sexistes. 14 femmes victimes de l'expression la plus extrême, la plus brutale, de l'idée qu'il y a une place pour les filles - à la maison, aux fourneaux, au lit, ou auprès d'un berceau - et une autre pour les garçons - sur les bancs de l'école ou du Parlement, dans les postes à pouvoir dans les affaires ou la politique.

Mais si ces 14 femmes sont devenues des symboles, des martyres malgré elles du féminisme, elles étaient d'abord des êtres humains, avec des parents, des camarades, des amis… Et tout comme les parents de Shamsia Humeini, cette jeune Afghane au visage brûlé à l'acide, les parents de ces jeunes femmes comprennent tout le sens du sacrifice de leur fille.

En 1995, j'ai assisté à la conférence Onusienne des droits des femmes à Pékin. À un atelier sur la violence faite aux femmes, une femme d'une cinquantaine d'années a pris la parole. « Certaines d'entre vous se souviennent sûrement du massacre à l'Ecole Polytechnique de Montréal » a-t-elle commencé. « Moi, je ne l'oublierai jamais. Je suis la mère de l'une des filles tuées. Avant le massacre, je ne me considérais pas comme une féministe. Mais depuis, je me bats pour défendre le principe pour lequel ma fille est morte. Pour que ma fille et ses camarades ne soient pas mortes en vain, il ne faut pas que nous baissions les bras. Il faut défendre le droit des filles et des femmes… d'aller à l'école, d'aller partout. Et il ne faut jamais oublier le sort de ma fille, ni de toutes les autres filles et femmes dans le monde victimes de la violence masculine, victimes de l'idée qu'elles ne sont pas partout à leur place. »

Ainsi, aujourd'hui, 20 ans jour pour jour après cette tuerie, nous sommes là pour nous en souvenir ; nous sommes là pour rendre hommage à la mémoire de ces victimes du sexisme ; nous sommes là pour dire à cette mère que non, nous n'oublierons pas sa fille, ni aucune des autres.