jeudi 6 décembre 2007

[Archives du réseau Encore féministes !] Commémoration 6 décembre 2007

En 2007, nous avons lu des passages d'Andrea Dworkin. (discours, 6 déc. 1990, extraits de Pouvoir et violence sexiste, trad. Martin Dufresne, éd. Sisyphe, Montréal, 2007). Pour entendre Dworkin dire l'original, : ici puis cliquer sur "Montreal Speech".

mercredi 6 décembre 2006

[Archives du réseau Encore féministes !] Commémoration du 6 décembre 2006

6 décembre 2006, Paris-Montréal
Le réseau "Encore féministes !" a commémoré à Paris le massacre
antiféministe de l'École polytechnique, à Montréal.

Le 6 décembre 1989, un homme armé d'un fusil-mitrailleur est entré dans l'École polytechnique de Montréal et a tiré sur plusieurs femmes ; il a pénétré dans une salle de cours, il a dit aux hommes de sortir. Puis il a crié « Je hais les féministes », il a tiré et s'est suicidé.
Au total, il a tué quatorze femmes et en a blessé dix-neuf.

Au Canada, le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.
Le drapeau du Québec a été mis en berne devant l'Assemblée nationale, et il n'y a pas eu de cours à l'École polytechnique.
De nombreux organismes et des centres de femmes ont organisé une cérémonie en déposant des gerbes de quatorze roses blanches.

Comme chaque 6 décembre depuis la fondation de notre réseau en 2001, nous nous sommes retrouvé-es, vêtu-es de noir, place du Québec (en face de l'église Saint-Germain-des-Prés).
Notre volonté d'œuvrer à un monde de paix était symbolisée par la phrase de Benoîte Groult : « LE FÉMINISME N'A JAMAIS TUÉ PERSONNE - LE MACHISME TUE TOUS LES JOURS ».
En présence de Mme Venceslava Jarotkova, représentant M. le délégué général du Québec en France, nous avons dit à plusieurs voix un texte collectif « Mercredi noir » pour exprimer notre refus de la haine et de la violence machistes.
À l'appel du nom des quatorze femmes assassinées, quatorze d'entre nous ont déposé une rose blanche.
Entraîné-es par le groupe des Voix rebelles, nous avons chanté en chœur des chansons féministes, notamment l'Hymne des femmes.

En union avec les féministes du Québec, nous maintiendrons cette tradition à Paris chaque 6 décembre. Nous, féministes de France, garderons vivante la mémoire de ces femmes. Elles ont été assassinées parce qu'elles étudiaient des matières scientifiques, autrefois réservées aux garçons, parce qu'elles se préparaient à des professions jusqu'alors exercées par des hommes et qu'elles menaçaient donc des privilèges masculins.
Dans le monde, les deux tiers des analphabètes sont des femmes et des filles. Cette discriminination dans l'accès au savoir s'ajoute aux injustices et aux violences visant spécifiquement les femmes parce qu'elles sont des femmes

lundi 6 décembre 2004

[Archives du réseau Encore féministes !] Commémoration 6 décembre 2004

Comme chaque année, des membres du réseau « Encore féministes » se sont rassemblé-es à Paris, le lundi 6 décembre 2004, à 19h, place du Québec, à Saint-Germain-des-Prés, avec la participation de membres de la Délégation générale du Québec en France.

À l’appel du nom des quatorze mortes, quatorze personnes ont déposé chacune une rose blanche.
Nous avions déployé nos superbes banderoles portant la phrase de Benoîte Groult : « LE FÉMINISME N’A JAMAIS TUÉ PERSONNE - LE MACHISME TUE TOUS LES JOURS ». Avec la chorale féministe Les Voix rebelles, nous avons chanté l'Hymne des femmes.

Gardons la mémoire de ces jeunes femmes assassinées, qui faisaient des études d’ingénieur, un domaine traditionnellement masculin ! Agissons pour que cesse, partout dans le monde, la violence contre des femmes, isolées ou en groupe, pour que cesse la haine dirigée contre elles parce qu’elles sont des femmes.

Ensuite nous nous sommes retrouvé-es pour un banquet féministe dans un restaurant voisin.

Des extraits de la cérémonie ont été diffusés sur France-Culture, du 20 au 23 décembre 2004, dans l'émission La Nouvelle Fabrique de l'histoire.

samedi 6 décembre 2003

[Archives du réseau Encore féministes !] Commémoration du 6 décembre 2003

À Paris, la cérémonie a eu lieu le samedi 6 décembre , à 16h, place du Québec, à Saint-Germain-des-Prés.
À l’appel du nom des quatorze mortes, quatorze femmes ont déposé des fleurs. Puis s'est déroulée une « performance », mise en espace par Hélène Marquié, chercheuse française qui est aussi danseuse et chorégraphe ; elle a dansé avec les voix de féministes participantes.

Cette année, quelques mois après la mort de Marie Trintignant, tuée par un homme qui disait l’aimer, notre commémoration a revêtu une importance particulière.

Pour la première fois, nous disposions de banderoles, avec la phrase de Benoîte Groult : « LE FÉMINISME N’A JAMAIS TUÉ PERSONNE » et « LE MACHISME TUE TOUS LES JOURS ». À la fin, avec la chorale féministe les Voix rebelles, nous avons chanté la Marche des femmes et d’autres chants du répertoire féministe.

Gardons la mémoire de ces jeunes femmes, qui faisaient des études d’ingénieur, un domaine traditionnellement masculin ! Agissons pour que cesse, partout dans le monde, la violence contre des femmes, isolées ou en groupe, pour que cesse la haine dirigée contre elles parce qu’elles sont des femmes.

À lire : un article de la Québécoise Micheline Carrier sur les commémorations du 6 décembre, sur les manœuvres d’intimidation d’antiféministes, et sur les violences contre les femmes qui continuent.

samedi 7 décembre 2002

[Archives du réseau Encore féministes !] Commémoration 2002

Le 6 décembre 2002, des féministes ont commémoré à Paris, comme à Montréal et dans d’autres villes, le massacre machiste de la Polytechnique à Montréal. Quatorze femmes ont été assassinées le 6 décembre 1989, parce qu’elles étaient femmes, parce qu’elles étaient dans une école scientifique, parce qu’elles se sont trouvées sur le chemin du meurtrier, un homme qui a crié : « Je hais les féministes » avant de tirer sur elles.
La cérémonie a eu lieu place du Québec, à Paris, en présence de M. Clément Duhaime, Délégué général du Québec en France.
Étaient présentes, par un froid quasi québécois, une cinquantaine de personnes, membres du réseau "Encore féministes !", avec leur banderole et leur ruban blanc. Elles ont chanté l’Hymne des femmes. Elles ont salué la mémoire des quatorze femmes assassinées, en déposant une rose blanche à l’appel du nom de chacune des victimes. Puis M. le Délégué général du Québec a déposé une quinzième rose au nom de son gouvernement.
Florence Montreynaud a rappelé qu’en 1886 à Paris des étudiants en médecine ont brûlé en effigie les deux premières femmes reçues à l’internat de médecine, Augusta Klumpke et Blanche Edwards, et que dans le monde les deux tiers des analphabètes sont des femmes et des filles. Ici ou ailleurs, hier ou aujourd’hui, des machistes s’opposent par la violence à l’accès des femmes à l’instruction et donc au pouvoir.
Chaque année, des féministes commémorent ce massacre pour qu’on n’oublie pas ces jeunes femmes, qui auraient aujourd’hui trente-trois ans. Pour qu’on garde vivante leur mémoire, pour qu’on pense aux millions de femmes dans le monde, violentées, torturées, assassinées parce qu’elles sont des femmes. Pour qu’on résiste au machisme.
Ensuite, neuf féministes ont donné un spectacle mis en scène et chorégraphié par Hélène Marquié sur un texte collectif : il désigne en l’assassin de la Polytechnique le porteur de cette violence machiste qui tue partout dans le monde, qui a tué dernièrement la jeune Sohane, brûlée vive à Vitry-sur-Seine. Elles ont dit leur refus de cette haine et de cette violence contre les femmes. Hélène Marquié a dansé pour exprimer le rejet de cette violence.
Levant les mains au-dessus de leur tête, les participantes ont formé, en joignant leurs pouces et leurs index, la figure en losange représentant le féminin et devenue partout dans le monde le symbole des luttes et de la solidarité féministes.

Le réseau "Encore féministes !" demande qu’une plaque soit fixée sur le sol de la place du Québec, au pied du monument avec une inscription, par exemple :
<< Ici, chaque année, le 6 décembre, des féministes commémorent un massacre machiste devenu le symbole des violences contre les femmes. Il eut lieu le 6 décembre 1989, à l’École Polytechnique de Montréal. Un homme armé d’un fusil entra dans une salle de cours, fit sortir les hommes, cria : « Je hais les féministes » et tira, tuant quatorze femmes.
« Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours. » Benoîte Groult >>
Nous demandons à la mairie de Paris de faire réaliser cette plaque que nous souhaitons voir dévoilée solennellement le 6 décembre 2003.

tract distribué
Quatorze femmes ont été assassinées le 6 décembre 1989 à Montréal par un homme qui avait crié :
« Je hais les féministes. »

Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Barbara Maria Kluznick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault et Annie Turcotte.

Aujourd’hui, 6 décembre 2002, nous, féministes de tous les pays, nous portons leur deuil et nous honorons leur mémoire.

vendredi 6 décembre 2002

[Archives du réseau Encore féministes !] Hymne des femmes chanté chaque 6 décembre depuis 2002

 HYMNE DES FEMMES
(Sur l'air du Chant des marais, paroles des Petites Marguerites, 1971)

Nous qui sommes sans passé, les femmes
Nous qui n'avons pas d'histoire
Depuis la nuit des temps, les femmes
Nous sommes le continent noir

Refrain : Levons-nous, femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout ! Debout ! Debout !

Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées
Dans toutes les maisons, les femmes
Hors du monde reléguées

Seules dans notre malheur, les femmes
L'une de l'autre ignorées
lls nous ont divisées, les femmes
Et de nos sœurs séparées

Reconnaissons-nous, les femmes
Parlons-nous, regardons-nous
Ensemble on nous opprime, les femmes
Ensemble révoltons-nous

Le temps de la colère, les femmes
Notre temps est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers