À Paris, la cérémonie a eu lieu le samedi 6 décembre , à 16h, place du Québec, à Saint-Germain-des-Prés.
À l’appel du nom des quatorze mortes, quatorze femmes ont déposé
des fleurs. Puis s'est déroulée une « performance », mise en espace par
Hélène Marquié, chercheuse française qui est aussi danseuse et
chorégraphe ; elle a dansé avec les voix de féministes participantes.
Cette année, quelques mois après la mort de Marie Trintignant,
tuée par un homme qui disait l’aimer, notre commémoration a revêtu une
importance particulière.
Pour la première fois, nous disposions de banderoles, avec la
phrase de Benoîte Groult : « LE FÉMINISME N’A JAMAIS TUÉ PERSONNE » et «
LE MACHISME TUE TOUS LES JOURS ». À la fin, avec la chorale féministe
les Voix rebelles, nous avons chanté la Marche des femmes et d’autres
chants du répertoire féministe.
Gardons la mémoire de ces jeunes femmes, qui faisaient des études
d’ingénieur, un domaine traditionnellement masculin ! Agissons pour que
cesse, partout dans le monde, la violence contre des femmes, isolées
ou en groupe, pour que cesse la haine dirigée contre elles parce
qu’elles sont des femmes.
samedi 6 décembre 2003
[Archives du réseau Encore féministes !] Commémoration du 6 décembre 2003
samedi 7 décembre 2002
[Archives du réseau Encore féministes !] Commémoration 2002
Le 6 décembre 2002, des féministes ont commémoré à Paris,
comme à Montréal et dans d’autres villes, le massacre machiste de la
Polytechnique à Montréal. Quatorze femmes ont été assassinées le 6
décembre 1989, parce qu’elles étaient femmes, parce qu’elles étaient
dans une école scientifique, parce qu’elles se sont trouvées sur le
chemin du meurtrier, un homme qui a crié : « Je hais les féministes »
avant de tirer sur elles.
La cérémonie a eu lieu place du Québec, à Paris, en présence de M. Clément Duhaime, Délégué général du Québec en France.
Étaient présentes, par un froid quasi québécois, une cinquantaine
de personnes, membres du réseau "Encore féministes !", avec leur
banderole et leur ruban blanc.
Elles ont chanté l’Hymne des femmes. Elles ont salué la mémoire des
quatorze femmes assassinées, en déposant une rose blanche à l’appel du
nom de chacune des victimes. Puis M. le Délégué général du Québec a
déposé une quinzième rose au nom de son gouvernement.
Florence Montreynaud a rappelé qu’en 1886 à Paris des étudiants
en médecine ont brûlé en effigie les deux premières femmes reçues à
l’internat de médecine, Augusta Klumpke et Blanche Edwards, et que dans
le monde les deux tiers des analphabètes sont des femmes et des filles.
Ici ou ailleurs, hier ou aujourd’hui, des machistes s’opposent par la
violence à l’accès des femmes à l’instruction et donc au pouvoir.
Chaque année, des féministes commémorent ce massacre pour qu’on
n’oublie pas ces jeunes femmes, qui auraient aujourd’hui trente-trois
ans. Pour qu’on garde vivante leur mémoire, pour qu’on pense aux
millions de femmes dans le monde, violentées, torturées, assassinées
parce qu’elles sont des femmes. Pour qu’on résiste au machisme.
Ensuite, neuf féministes ont donné un spectacle mis en scène et
chorégraphié par Hélène Marquié sur un texte collectif : il désigne en
l’assassin de la Polytechnique le porteur de cette violence machiste qui
tue partout dans le monde, qui a tué dernièrement la jeune Sohane,
brûlée vive à Vitry-sur-Seine. Elles ont dit leur refus de cette haine
et de cette violence contre les femmes. Hélène Marquié a dansé pour
exprimer le rejet de cette violence.
Levant les mains au-dessus de leur tête, les participantes ont
formé, en joignant leurs pouces et leurs index, la figure en losange
représentant le féminin et devenue partout dans le monde le symbole des
luttes et de la solidarité féministes.
Le réseau "Encore féministes !" demande qu’une plaque soit fixée
sur le sol de la place du Québec, au pied du monument avec une
inscription, par exemple :
<< Ici, chaque année, le 6 décembre, des féministes
commémorent un massacre machiste devenu le symbole des violences contre
les femmes. Il eut lieu le 6 décembre 1989, à l’École Polytechnique de
Montréal. Un homme armé d’un fusil entra dans une salle de cours, fit
sortir les hommes, cria : « Je hais les féministes » et tira, tuant
quatorze femmes.
« Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours. » Benoîte Groult >>
Nous demandons à la mairie de Paris de faire réaliser cette
plaque que nous souhaitons voir dévoilée solennellement le 6 décembre
2003.
Quatorze femmes ont été assassinées le 6 décembre 1989 à Montréal par un homme qui avait crié :
« Je hais les féministes. »
Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Barbara Maria Kluznick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault et Annie Turcotte.
Aujourd’hui, 6 décembre 2002, nous, féministes de tous les pays, nous portons leur deuil et nous honorons leur mémoire.
vendredi 6 décembre 2002
[Archives du réseau Encore féministes !] Hymne des femmes chanté chaque 6 décembre depuis 2002
HYMNE DES FEMMES
(Sur l'air du Chant des marais, paroles des Petites Marguerites, 1971)
Nous qui sommes sans passé, les femmes
Nous qui n'avons pas d'histoire
Depuis la nuit des temps, les femmes
Nous sommes le continent noir
Refrain : Levons-nous, femmes esclaves
Et brisons nos entraves
Debout ! Debout ! Debout !
Asservies, humiliées, les femmes
Achetées, vendues, violées
Dans toutes les maisons, les femmes
Hors du monde reléguées
Seules dans notre malheur, les femmes
L'une de l'autre ignorées
lls nous ont divisées, les femmes
Et de nos sœurs séparées
Reconnaissons-nous, les femmes
Parlons-nous, regardons-nous
Ensemble on nous opprime, les femmes
Ensemble révoltons-nous
Le temps de la colère, les femmes
Notre temps est arrivé
Connaissons notre force, les femmes
Découvrons-nous des milliers
[Archives du réseau Encore féministes !] Performance lors de la comméoration du 6 décembre 2002
TEXTE DU SPECTACLE
Ce texte est une parole collective. Il a été composé par les
interprètes de la performance, en empruntant aux textes et aux
télégrammes écrits par des groupes de femmes à la suite du massacre du 6
décembre 1989, et publiés notamment dans la revue Amazones d'hier, lesbiennes d'aujourd'hui (A.H.L.A.) n°21, mars 1990.
Mercredi noir
Mercredi noir à Montréal. Dans l'après-midi du 6 décembre 1989,
un homme armé d'un fusil a tué 14 femmes dans les locaux de l'École
polytechnique.
14 femmes sont mortes, pour cause d'être femmes.
14 femmes sont mortes, par haine des féministes.
14 femmes sont mortes, par haine ordinaire des femmes.
Des millions de femmes meurent par haine ordinaire des femmes.
Non, il ne s'agit pas d'un fait divers.
Non, il ne s'agit pas d'un coup de folie.
Non, il ne s'agit pas d'une violence propre à un certain type de société.
Non, il ne s'agit pas de l'acte désespéré d'un marginal au chômage.
Ces femmes ont été tuées parce qu'elles étaient des femmes.
Il s'agit bien d'un crime politique contre les femmes.
Cet acte est l'aboutissement logique d'une idéologie qui se sent menacée par toute avancée des femmes.
Cet acte est l'aboutissement logique d'une idéologie qui utilise
la violence quotidienne contre les femmes pour se maintenir et se
reproduire.
Marc Lépine n'était pas un psychopathe.
Marc Lépine n'était pas un fou.
Marc Lépine n'était pas un malade.
Il était simplement misogyne. Il avait simplement la haine des femmes.
Marc Lépine n'est pas un cas isolé.
Sa seule folie est d'avoir fait publiquement ce qui n'est toléré qu'en privé.
Il est l'homme qui ne veut pas nous respecter,
Il est l'homme qui violente sa femme,
Il est l'homme qui …
… Il est l'homme qui …… Il est l'homme qui… Il est l'homme qui…
Il est l'homme qui… Il est l'homme qui… l'homme qui… l'homme qui
Il est l'homme qui a brûlé une jeune fille à Vitry-sur-Seine en France, en octobre 2002
Marc Lépine a dit : "J'haïs les féministes". Il a dit : "Je hais les féministes" "Je hais les féministes"
C'est pour cette raison qu'il a tué 14 femmes.
Son geste était motivé et prémédité.
C'était un geste politique.
C'était un crime politique.
C'est un crime politique contre toutes les femmes.
L'événement du 6 décembre 1989 n'est pas isolé.
Ce n'est pas la première fois que des femmes sont tuées par des hommes.
Chaque jour, des femmes sont tuées physiquement et détruites mentalement.
Tuer les femmes une à une ou collectivement, ça revient au même.
Ce crime est un crime politique.
Ce crime n'est pas un acte isolé.
Ce crime s'inscrit dans une logique de répression.
Depuis des millénaires les femmes sont harcelées, battues,
violées, vitriolées, torturées, excisées, noyées, prostituées, brûlées,
lapidées, tuées, parce qu'elles sont des femmes.
Depuis des millénaires les femmes sont harcelées, battues,
violées, vitriolées, torturées, excisées, noyées, prostituées, brûlées,
lapidées, tuées, parce qu'elles sont des femmes.
Nous sommes toutes des cibles.
La haine contre les femmes est insupportable, intolérable, inacceptable.
Nous la refusons et nous la combattons
Nous la refuserons et nous la combattrons
Nous la refuserons et nous la combattrons
Mercredi noir à Montréal.
Tous les jours sont noirs pour trop de femmes.
***
Performance du 6 décembre 2002
Mise en scène et chorégraphie : Hélène MARQUIÉ
Interprètes :
Soraya BELAROUSSI, Jacqueline BELTRANDO, Marie-Christine BODY,
Marie-Thérèse BODY, Annick BOISSET, Nathalie LAMOUCHE, Hélène MARQUIÉ,
Monique SUREL-TURPIN
Chant : Les VOIX REBELLES
Accordéon : Raphaëlle LEGRAND
[Archves du réseau Encore féministes !] Discours de Florence Montreynaud le 6 décembre 2002
Chaque année, le réseau « Encore féministes ! » commémore le massacre
antiféministe de la Polytechnique en organisant le 6 décembre, à 19h, un
rassemblement, place du Québec, à Paris.
Le 6 décembre 1989, un homme, Marc Lépine, armé d’un
fusil-mitrailleur, entra dans l'École Polytechnique de Montréal, pénétra
dans une salle de cours, fit sortir les hommes, et hurla : « Je hais
les féministes ». Puis il tira. Il tua quatorze femmes, treize
étudiantes et une employée, puis il se suicida. On trouva sur lui un
tract antiféministe et une liste de femmes connues qu’il voulait aussi
assassiner.
Le choc fut terrible à travers l’Amérique du Nord et fit prendre
mieux conscience de l’ampleur de la violence contre les femmes. Les 6 et
7 décembre 1989, à travers le Canada, plusieurs groupes de femmes
organisèrent des veillées funèbres (à Paris, des féministes se
rassemblèrent devant la Sorbonne). Certaines portaient un ruban blanc.
En Europe, on connaît le ruban rouge, lié à la lutte contre le
sida. En Amérique du nord, il est courant d’arborer un ruban de ce type :
il symbolise un engagement, et sa couleur permet de savoir duquel il
s’agit. Le nôtre est blanc, parce que le blanc est un symbole universel
de paix. Il signifie : « Je suis engagé-e contre la violence machiste. »
On parle souvent de « guerre des sexes », sans connaître
l’origine de cette expression. Nul-le ne sait qui a déclaré cette
prétendue guerre, mais les faits sont là : la quasi totalité des
victimes en sont des femmes.
Ça suffit ! Il y a eu trop de violences, trop d’injustices. Trop
de femmes assassinées, blessées, violées, excisées, torturées,
prostituées, avilies, humiliées, et pourquoi ? Parce qu’elles sont du «
mauvais » sexe, le deuxième !
Le ruban blanc que nous portons est un signe de reconnaissance
des personnes engagées pour la paix entre êtres humains, hommes et
femmes.
Ce ruban est très solide. Il fera le tour du monde.
Florence Montreynaud
vendredi 7 décembre 2001
[Archives du réseau Encore féministes !] Commémoraiton 2001
Le 6 décembre 2001, place du Québec (à St-Germain-des-Prés), nous
étions une vingtaine, vêtues de noir. Quatorze d'entre nous incarnaient
ces mortes et chacune, à l'appel de son nom, est allée déposer une rose
blanche sur le monument.
"Aujourd’hui, mercredi 6 décembre 2001, nous, féministes de tous
les pays, nous portons le deuil et nous honorons la mémoire de :
Geneviève Bergeron
Hélène Colgan
Nathalie Croteau
Barbara Daigneault
Anne-Marie Edward
Maud Haviernick
Barbara Maria Kluznick
Maryse Laganière
Maryse Leclair
Anne-Marie Lemay
Sonia Pelletier
Michèle Richard
Annie St-Arneault
Annie Turcotte
Lecture a été donnée d'une lettre de la Québécoise Élyse Dupras, datée du 25 novembre 2000
« Je suis touchée de voir comment, en France comme ailleurs, le 6
décembre est devenue une date significative pour la lutte contre la
violence faite aux femmes. En tant que Québécoise et féministe, je tiens
à vous remercier de commémorer le massacre de Polytechnique : oublier
les effets de la haine contribue souvent à lui permettre de faire de
nouvelles victimes... Je vous remercie, tout en sachant que le deuil des
victimes de Polytechnique n'est pas seulement le mien, il n'est pas
seulement celui du Québec, il est celui de toutes les féministes, et
donc le vôtre tout autant que le nôtre.
La violence faite aux femmes
est un problème sur lequel on a largement légiféré au Canada comme au
Québec. Nos avons de très bonnes lois... mais elles ne sont pas toujours
appliquées, et les outils dont nous nous sommes dotéEs sont excellents,
mais ceux qui devraient en disposer hésitent souvent à les utiliser.
Aussi la violence conjugale recule-t-elle très lentement. Les organismes
de soutien sont sous-financés, et sans cesse débordés...
La lutte n'est pas terminée. Elle ne le sera pas de sitôt. Seule
la solidarité, votre solidarité, peut faire reculer la violence contre
les femmes, sous toutes les formes qu'elle prend.
Que vos rubans blancs couvrent Paris et forment un pont paisible entre les féministes du monde! »
Nous avons distribué des tracts aux passants et nous en
avons laissé à disposition, sous les roses. Deux heures plus tard, nous
avons vu que des mains anonymes avaient aussi déposé, au même endroit,
des oeillets blancs.
NON À LA VIOLENCE MACHISTE ! OUI À LA SOLIDARITÉ FÉMINISTE !
jeudi 6 décembre 2001
[Archives du réseau Encore féministes !] Tract distribué le 6 décembre 2001
Benoîte Groult
Commémoration du massacre à la Polytechnique (Montréal)
jeudi 6 décembre 2001, à 19h, place du Québec, à Paris
Nous, féministes de la région parisienne, nous appelons à un
rassemblement à Paris le jeudi 6 décembre 2001, à 19h, place du Québec
(au coin de la rue de Rennes qui fait face à l’église
Saint-Germain-des-Prés), afin de commémorer le massacre de la
Polytechnique, à Montréal (Canada), il y a douze ans, le 6 décembre
1989. Nous nous recueillerons et nous déposerons des fleurs blanches.
Comme la tradition s’en est créée depuis 1999*, des féministes,
femmes et hommes, se retrouveront à Paris (et, nous l’espérons, dans
d’autres villes) pour que l’on n’oublie pas ce crime machiste : quatorze
Québécoises (treize étudiantes et une employée) ont été assassinées par
un homme qui avait crié « Je hais les féministes. »
La violence symbolique, celle des mots et des images, est l’un des
degrés dans l’escalade des violences contre les femmes. Nous qui sommes
engagé-es contre la violence machiste, nous portons un ruban blanc, pour
témoigner de notre opposition à toute violence machiste.
Tous les ans, nous manifesterons ainsi pour garder vivant le souvenir de ces quatorze mortes.
Venez vous joindre à nous ! Ralliez-vous à notre ruban blanc !
* en 1999, à l'initiative de féministes du groupe "La Barbare"
Porter un ruban blanc sur son vêtement signifie : « Je suis engagé-e contre la violence machiste. » En Europe, on connaît le ruban rouge, lié à la lutte contre le sida. En Amérique du nord, il est courant d’arborer un ruban de ce type : il symbolise un engagement et sa couleur permet de savoir duquel il s’agit. Le nôtre est blanc, parce que le blanc est un symbole universel de paix.
le massacre de la Polytechnique
L’histoire de ce ruban remonte au 6 décembre 1989. Ce jour-là, un homme, Marc Lépine, armé d’un fusil-mitrailleur, entra dans l'École Polytechnique de Montréal ; il pénétra dans une salle de cours, il en fit sortir les hommes ; il hurla : « Je hais les féministes », et il tira. Il tua quatorze femmes, treize étudiantes et une employée, puis il se suicida. On trouva sur lui un tract antiféministe et une liste de femmes connues qu’il voulait aussi assassiner.
Le choc fut terrible dans le pays et fit prendre mieux conscience de l’ampleur de la violence contre les femmes. Les 6 et 7 décembre, à travers le Canada, plusieurs groupes de femmes organisèrent des veillées funèbres (à Paris, des féministes se rassemblèrent devant la Sorbonne). Certaines portaient un ruban blanc.
Des hommes de Toronto reprirent cette idée à l’automne 1991. Ils fondèrent la Campagne du Ruban Blanc, qui organise des actions de prévention dans les écoles. Cette Campagne se développe à travers le monde, en Afrique du Sud ou dans les pays nordiques. Au Canada, les pouvoirs publics ont pris des mesures : la loi sur le contrôle des armes à feu est la plus sévère du monde, et la justice a été sensibilisée aux besoins des femmes victimes de violences. De nombreux débats publics ont lieu au sujet de la culture machiste, avec son exaltation de la violence virile.
Et pourtant, la situation des femmes au Canada est la meilleure au monde ! Année après année, le pays reste en tête du classement établi par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). S’agit-il de la meilleure situation, ou de la moins mauvaise ? Parmi bien des sujets pour lesquels la satisfaction ne peut être que relative, celui des violences.
la violence contre les femmes, ça suffit !
On parle souvent de « guerre des sexes », sans connaître l’origine de cette expression. Nul-le ne sait qui a déclaré cette prétendue guerre, mais les faits sont là : la quasi totalité des victimes en sont des femmes. Ça suffit ! Il y a eu trop de violences, trop d’injustices. Trop de femmes assassinées, blessées, violées, excisées, torturées, prostituées, avilies, humiliées, et pourquoi ? Parce qu’elles sont du « mauvais » sexe, le deuxième !
Le ruban blanc que portent certain-es d’entre nous est un signe de reconnaissance des personnes engagées contre la violence machiste et pour la paix entre êtres humains, hommes et femmes. Ce ruban est très solide. Il fera le tour du monde.
Florence Montreynaud
Si vous voulez vous procurer des rubans blancs, envoyez à Encore féministes !, Maison des femmes, 163 rue de Charenton 75012 Paris une enveloppe timbrée à vos nom et adresse + un timbre à 3F par ruban.